Burn-out « ta mère »

Il y a cette partie de moi que la plupart connaissent bien : un peu folle, éparpillée mais qui dans la mesure du possible, garde le nord, sincère, franche, souriante, exubérante et quelque peu désinhibée. Et il y a cette facette plus sombre, plus difficile à dompter, qui me pousse parfois dans un spleen incontrôlé, qui m’amène à m’emporter, à broyer du noir et à aller un peu trop loin dans ce que je voudrais que l’on sache de moi…

C’est le tempérament « Borrasca » auquel j’ai déjà fait allusion dans un précédent article… Un borrasca s’emporte, s’envole, souvent sans crier gare et sans laisser le temps à quiconque de comprendre pourquoi ce subit déchaînement… Et puis surtout, un borrasca est doté d’une fierté à tel point démesurée quelle est capable de tout détruire sur son passage… Bien malins seront alors ceux qui décèleront derrière tant de certitudes, un manque foncier de confiance en soi

C’est probablement comme çi, comme ça que j’ai fini par atteindre le paroxisme du déni de l’état de dépression dans lequel j’avais plongé après la naissance de mon deuxième asticot…

Il faut dire que c’est particulièrement compliqué de s’avouer une bonne fois pour toutes que nous ne sommes pas invincibles… Peut-être est-ce encore plus vrai quand nous avons dans les gênes cette incontrôlable fierté et un lourd bagage acquis durant des années d’éducation à base de « force et courage »

J’ai toujours sous-entendu à mon entourage que cela « ne pourrait pas m’arriver » que je ne voyais pas comment il était possible de tomber en dépression et de ne pas pouvoir en sortir autrement qu’en s’aidant soi-même… La vie a eu vite fait de remettre à leur place ma fierté et mes certitudes… Bien que ma petite expérience m’a prouvée qu’à propos du deuxième point je n’étais pas si loin de la vérité…

La dépression… Le mot en lui-même est flippant… Il me fait penser à son cousin éloigné « dépressurisation« … C’est le truc le plus insidieux qui soit, tu ne le vois pas venir, tu ne t’y attends pas et puis un jour violemment il te pètes à la figure faisant vaciller tous tes points d’ancrage. Le tsunami entraînant bien souvent dans son sillage, tout ce qui s’y trouve : (les femmes et les enfants d’abord !!!)

J’en étais à mon deuxième accouchement, comme chacune de mes grossesses tout avait roulé au mieux et comme chacune de mes grossesses, j’évoluais dans une bulle de bien être, enfin autant que l’on puisse être « bien » enceinte quoi… (j’te passe les détails à base d’aigreurs, d’insomnies, de ventre encombrant hein…)

Je suis arrivée moins « crédule » que pour mon premier asticot, j’avais tout de même prévu « au cas où » la « redescente »… Il faut dire que suite à mon premier accouchement 5 ans plus tôt, j’ai regardé la sage -femme comme si elle m’annonçait que j’avais contracté un truc incurable :

« – Mais pourquoi je pleure tout le temps en fait ?? Je devrais être heureuse et je fais que chialer, c’est quoi ce bordel ???

– C’est le « Baby blues » madame, c’est normal ! »

Normal ??? Mais pourquoi personne ne m’a prévenue ??? (j’avais 23 ans et comme je l’ai déjà dit dans mes articles précédents j’avais abordé cette grossesse comme si j’avais attrapé un rhume…)

C’était donc ça… Le fameux « Baby blues », moi qui pensait qu’il s’agissait d’une légende indienne ! 😉

J’ai donc accouché… Et attendu qu’il revienne « le Baby blues »… Il n’a pas tardé à faire son apparition mais cette fois (en dehors des soucis d’allaitement refoulé que j’aborderais un jour peut-être..) plutôt bien géré et j’ai fini par rentrer à la maison quasiment sereine et prête pour la nouvelle aventure…

Et puis j’ai fait la connaissance de mon deuxième petit garçon… De ce petit être qui avait décidé de ne pas dormir du tout… -Jusqu’à ses 3 ans (heureusement à ce moment je ne le savais pas encore)-

J’ai enchaîné comme toute bonne maman du 21ème siècle : 

Journée à rallonge, gestion du grand frère, de la maison, des papiers, du linge, de la vaisselle, du pédiatre, des rendez-vous, des otites, de l’opération, reprise du boulot, pression après un an d’absence, refaire ses preuves (Oh les gars je suis revenue… Enfin… Physiquement quoi) et nuits sans fin… Journée à rallonge, réunions de travail durant lesquelles j’hoche la tête sans comprendre pourquoi, papiers, maisons, vaisselle, papa en formation de 6 mois à 2h de route d’ici et donc absent la semaine, bébé qui hurle jour et nuit, sport (oui faut assumer son côté maso jusqu’au bout) nuits sans fin, fatigue, pleurs, envie de rien, crises d’angoisse, une tâche sur la jambe qui a commencé à me faire vriller, examens médicaux, nuits sans fin, pleurs, « j’en peux plus », « je vais craquer », médecins qui s’en foutent, boulot qui s’en fout, nuits sans fin, papier, linge, vaisselle, pédiatre, pas réussir à trouver le temps pour l’esthéticienne (insupportable mais faut gérer les priorités, charge mentale +++), sentiments de ne pas voir le bout, plus envie de rien, perdre le fil, ne plus pouvoir tenir sur ses jambes, s’effondrer et puis :

« Mayde, mayde, l’appareil ne répond plus, il y a t-il un pilote dans l’avion ? »

À ce moment là, il n’y avait plus personne aux commandes : le vide intersidéral, le néant, le calme plat…

Le plus fou dans tout ça c’est que tous les voyants étaient au rouge depuis un moment, je le savais, je le sentais, je le disais même… Les signaux s’affolaient depuis des semaines déjà : fatigue intense, des kilos qui dégringolent (on va pas s’en plaindre), les larmes du matin au soir, ce sentiment de voir le monde en bichromie, de ne plus avoir la force de rien, de finir par ne plus rien faire, l’apparition d’une maladie auto-immune bien planquée dans les tréfonds de mes organes qui en a profité pour se taper un bon délire…  Et cela malgré la présence de z’hom qui m’a soutenue, aidée, écoutée et qui a eu un mérite immense, un caractère en acier trempé pour avoir pu porter à bout de bras sa famille, son boulot et avoir géré le quotidien dans ces conditions compliquées !

Je suis de celles qui vivent avec les expériences et qui en tirent les bénéfices possibles. À la différence de beaucoup, j’avais conscience de mon état, je savais que le spleen avait pris le dessus, que le côté obscur avait profité d’un moment de faiblesse pour s’immiscer dans ma vie. Je savais aussi que tout ça faisait partie de moi et que c’était le moment, après quelques mois de léthargie de me foutre un grand coup de pied au cul. J’ai compris assez vite que les issues possibles étaient réduites à une peau de chagrin… Quand au fait de ruminer ce que j’aurais dû ou pû faire pour éviter ça… Aucun intérêt, j’y suis, maintenant l’objectif est de chercher la sortie plutôt que de revenir à l’entrée du tunnel, au risque d’avoir à y repasser à un moment où à un autre

J’ai tenté pas mal de truc, lu beaucoup, vu un psy pour « être sûre »- officiellement pour les problèmes de sommeil de mon fils-… Et elle a finalement conclu que ça serait peut-être bien que je consulte moi aussi… C’est bon, je suis fixée…  J’ai très vite mis de côté le fait que mon fils ne dorme pas « à cause de moi »… Tu sais le fameux  : « Les enfants ressentent tout, il sait que tu vas mal, alors il va mal »…

Ok… Donc j’ai déjà envie de me jeter d’une falaise et là les gars en rajoutent une couche avec madame la duchesse « culpabilité »… Non définitivement NON… Il ne dort pas parce qu’il=> ne dort pas… POINT.

J’ai rencontré des gens, des charlatans, et pris des choses à droite et à gauche… Il y a eu des déclics… Comme cette personne qui m’a demandé :

« – Qu’est ce qui vous ferez le plus plaisir au monde aujourd’hui ?

J’ai souri (un miracle à ce moment là) et me suis dit qu’il allait me prendre pour une dingue :

– Partir faire le tour du monde en camping-car avec mes enfants…

Très sérieusement il m’a répondu :

– Pourquoi vous ne le faites pas ; aujourd’hui ou plus tard ?  »

Et je me suis dit :  Alors c’est aussi simple que ça…

Evidemment je n’ai pas claqué la porte de son cabinet et tout lâché pour acheter un camping-car mais j’ai clairement réalisé qu’il n’y a dans la vie que les freins que nous voulons bien nous mettre

Et puis il a enchaîné :

« – Rentrez chez vous, notez sur un papier les 10 choses que vous voudriez faire et qui vous ferez plaisir, et demandez-vous pourquoi vous ne les faites pas… »

En haut de ma liste il y avait : voyager et écrire

Quelques jours plus tard, Laurette Fléchette – Le blog- était né… Un mois après, suite à des examens qui m’ont rassuré, nous avions les billets pour la Martinique en poche et la ferme intention de poser les premiers jalons de mon plus grand rêve : partir bourlinguer en famille un bout de temps.

Doucement, imperceptiblement je reprenais goût à la vie… En parallèle, les choses ont bougé sur le plan pro, me donnant plus de marge de manoeuvre, me permettant de me concentrer sur les choses que j’aime et de délaisser celles qui me pèsent un peu plus. Petit à petit j’ai compris que faire des heures sups n’est pas une preuve d’efficacité et j’ai décidé d’en faire moins mais mieux !

Il faut du temps… Beaucoup de temps pour percevoir à nouveau les choses en couleurs, pour y voir plus clair… Il faut une fois de plus enfouir mes vieux démons, ceux qui me « rendent malade« , après une journée d’hospitalisation à m’éplucher de pied en cap et un médecin qui me confirme que « quelque chose » s’est déclaré sans bien savoir quoi, mais que la vie continue car pour l’heure difficile de poser un véritable diagnostic et en soi peut-être que cela ne changera rien (ou presque) à mon quotidien, tout est une question de perception.

La vie continue, aussi belle et douce qu’elle doit être !

Le blog a été mon exutoire, il m’a rassuré à bien des niveaux… J’en parle dans un vieux billet : le bien nommé « blogo-thérapie« . Le voyage en Martinique, un peu comme un pèlerinage m’a permis de confirmer le fait que voir du pays, passer du temps avec mes enfants restent et restera ma raison d’exister… Quand nous sommes rentrés, mon insomniaque chronique a enfin trouvé le sommeil

Petit à petit les dizaines de symptômes disparaissaient, me laissant à nouveau respirer, me donnant du courage, me rassurant : « Tu es sur la bonne voie… « 

Depuis quelques temps, je suis moins présente sur le blog… Une preuve de bonne santé, la preuve irréfutable que je vais bien ! 🙂 Même si cela me manque, j’en ai moins « besoin » qu’il y a deux ans.

Je réalise aujourd’hui le chemin parcouru notamment concernant la fierté qui fait partie de moi depuis trop longtemps. J’ai posé ce paquet au bord de la route. J’ai trouvé les ressources suffisantes et j’en tire les bonnes leçons pour le présent et le futur.

J’ai compris à quel point je me suis plantée et que j’avais peut être était vite en besogne en jurant que la dépression « n’existe pas ». Mais j’ai conforté mon apriori : pour arriver en s’en sortir il faut le vouloir… C’est la seule (et unique) issue possible !

Alors dépression, burn-out, post partum, spleen… Appelez ça comme vous le voulez mais je suis la preuve en personne qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un chemin de vie, que tout ça n’est pas une fatalité et qu’il est important de vouloir s’en sortir pour en voir le bout ! Un moment où tout déconne, ou ça part en vrille, probablement car nous nous éloignons un peu trop de ce que nous voudrions être, un moment où nous perdons le contrôle…Mais une fois cette « épreuve » traversée, les couleurs nous semblent plus vives, les chants des oiseaux plus mélodieux et la vie plus belle !

Je crois foncièrement que les réponses sont en nous et que rien n’arrive par hasard…Au-delà de tout ça, je suis plus que jamais persuadée que la vie que nous menons dans ce monde reste bien éphémère et qu’il est vital de lui donner du sens pour se sentir vivant

Belle journée à vous et spécial free hugs à toutes les mamans en galère  ! 😉


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Comments
  • Quatre enfants août 28, 2017 reply

    Merci de ce témoignage fort ! Et bravo pour avoir su/pu trouver la voie de sortie !

  • Maman Nouille août 28, 2017 reply

    C’est un joli billet. Emouvant et touchant. I, me parle beaucoup. Moi je la frôle la dépression avec mon deuxième, ou peut-être que j’y suis. Mais je crois comme toi qu’elle est juste le symptôme d’un truc qui cloche dans la vie, un moment où on s’éloigne de soi et de nos valeurs. Reste plus qu’à trouver le bon chemin !

    • lauretteflechette août 29, 2017 reply

      Je m’aperçois que nous sommes tellement nombreuses dans cette situation… Cela me conforte dans cette idée que notre société n’est pas « adaptée » à une vie avec des enfants que cette course folle contre la montre, la réussite, la carrière ne peut pas fonctionner avec une vie épanouie en tant que maman… Du moins pour celles qui ont besoin d’être présentes (performantes ?) partout… Je sais que tu iras mieux très vite car nos enfants grandissent vite et la douceur de vivre nous rappelle très vite à l’ordre. Merci d’avoir partager ton expérience. Bisettes

  • N'estellOU août 28, 2017 reply

    Très beau témoignage , comme toujours .
    Belle épreuve que d’avoir su poser des mots sur ces maux .

    • lauretteflechette août 29, 2017 reply

      Merci N’estellOU !! C’est en effet pas le plus facile de nos jours de reconnaître aux yeux de tous que nous avons des faiblesses… Mais cela n’est-il pas une force finalement ? Merci en tout cas !

  • Très beau texte émouvant par sa sincérité. Il me parle beaucoup car ici expérience similaire. J’avais aussi l’impression d’être protégée de la dépression. Et puis elle m’a saisie dans les mêmes circonstances, un bébé qui hurle jour et nuit. C’était n°1. J’étais en revanche bcp plus sensible aux critiques et aux ‘conseils. Et comme toi, j’en ai tiré une expérience positive par plein d’aspects . L’écriture et l’ouverture d’un 1er blog à été l’outil de la prise de distance. Même si la joie de vivre est revenue depuis bien bien longtemps maintenant, je tourne encore autour du pourquoi (un peu).
    Donc merci. Et bravo!
    Johanna

    • lauretteflechette août 29, 2017 reply

      Merci Johanna ! Je viens de lire ton dernier billet à propos des astuces concernant le sommeil ! Il m’a même fait sourire, c’est dire à quel point j’ai passé le cap ! 🙂 De mon côté je pense avoir mis le doigts sur le (les) pourquoi… Un problème de lâcher prise, d’égo sur-dimensionné à penser sérieusement que j’étais capables d’être « performante » (oui c’est bien ça) partout en même temps et de fierté à ne pas réussir à me rendre à l’évidence : Non je ne suis pas une super héros non, non, non…. Du coup cela entraîne une succession de déception de l’entourage, et de soi-même. Je finissais par faire tout mais mal plutôt que moins mais bien… Et puis c’est l’enchaînement, les vieux démons, les trucs que nous avons passé « easy » dans le passé et qui refont surface… Bref la dégringolade ! 🙂 Le tout c’est de trouver les ressources pour sortir de ce bazar et d’en sortir plus fort ! 🙂 Merci encore de ton passage et pour ton « pourquoi » à toi, je te souhaite de mettre le doigt dessus un jour… Juste pour « être sûre » mais en vrai l’essentiel c’est d’avoir laissé tout ça derrière nous tout en ayant la conscience que ça n’arrive pas qu’aux autres ! Bisettes !

      • Laure Alibert août 31, 2017 reply

        Merci pour ce billet, ces mots.. Effectivement, beaucoup de choses rentrent en compte dans cet état, notre passé, notre présent, nos envies refoulées.. vous avez fait un magnifique parcours (seule??) Et je vous envie un peu.. Pour ma part, je ne vois pas encore le bout du tunnel.. cela m’inquiète.. vais-je y arriver?.. cela dure depuis tellement longtemps (ma 2ème fille a 4 ans et demi) et je n’ai été diagnostiqué qu’il y a 1 an.. je recherche des méthodes pour m’en sortir et même si je suis consciente de beaucoup de choses, l’étape la plus DURE est de franchir le pas d’abandonner nos vieilles « habitudes », notre façon de penser.. je n’ai pas encore trouvé la méthode ou eu le déclic.. cela me dérange car la vie est courte, les enfants grandissent et je loupe trop de choses.. sale culpabilité.. Merci encore! 😉 à bientôt pour un prochain billet!

        • lauretteflechette août 31, 2017

          Bonsoir Laure, et avant tout merci pour votre retour… Et témoignage 🙂 Oui j’ai passé le cap seule ou presque ( en réalité j’ai toujours était très bien soutenue par mon conjoint). J’ai fini par lâcher prise en acceptant un arrêt maladie (très long à venir et de fait j’étais persuadée de ne pas être vraiment « en incapacité de travailler »…) Mais mon médecin a fini par comprendre le jour où je me suis littéralement écroulée dans son bureau… lol Une semaine… C’est court et long à la fois pour une acharnée comme moi… Une semaine durant laquelle j’ai comaté sur mon canapé, n’ayant la force de rien… Pas même de me faire à manger ou de me lever pour me laver…. Le médecin m’avait prescrit des médocs que je me suis promise d’arrêter au bout de 3 semaines… Après cette « parenthèse » j’ai décidé de me reprendre, d’aller mieux,. Les médocs m’ont aidé à dormir et c’était déjà énorme à l’époque… Et puis j’ai parcouru des blogs, lu beaucoup, je me suis fait du bien et j’ai arrêté de me mettre une pression pour tout et n’importe quoi (bien qu’au stade ou j’en étais je n’avais même plus la force de me mettre la pression.. j’étais plutôt en survie…) Mais je crois sincèrement que le déclic est venu quand j’ai compris que si je ne faisais rien personne d’autre ne le ferait pour moi… Que c’était moi qui souffrais avant tout, moi qui regretterai dans le futur et moi encore qui me privais de moments capitaux dans ma vie de maman ou qui risquais de perdre mon conjoint, mon boulot… J’ai pris la décision de faire ce blog… Au départ j’y ai consacré un temps dingue !!! Des journées, des nuits entières … Les premiers commentaires sont arrivés, les premières visites et j’ai repris confiance en moi, en la vie et petit à petit j’ai réalisé que j’allais mieux… Je crois sincèrement que trouver un sens au chose est la clef… Aider les autres, écrire, dessiner, passer plus de temps avec ses enfants que sais-je encore… C’est capital dans la reconstruction après un burn out… Vous allez y arriver la réponse est en vous c’est certain ! J’en suis la preuve 🙂 Courage et à bientôt sur le blog ! Laure

  • Merci pour ce témoignage sincère. Ce n’est pas facile d’avouer ses failles. J’ai aussi un côté de moi qui refuse de montrer ses failles, de demander de l’aide. Alors bravo à toi d’avoir réussi à te dévoiler et à te reconstruire. Je suis sûre que cela aidera beaucoup d’autre femme.

  • Amandine Plume2vie août 29, 2017 reply

    Un billet honnête et franc… ton billet résonne en moi c’est évident! J’ai eut le chance de réaliser que ça m’arrivait mais je n’avais pas vraiment su mettre des mots dessus! J’ai prit le reste de force et de courage que j’avais pour remonter la pente. Sois fière de toi 😘

  • Maman louve septembre 01, 2017 reply

    Je suis très très touchée par ton billet…tout d’abord parce que la dépression a touché plusieurs membres de ma famille et que je sais si bien ce que c’est que de tenter d’accompagner ces personnes qui souffrent tant…Ensuite parce que tu livres une facette de ta vie qu’il me semble avoir déjà entre aperçu à demi mot dans tes billets mais j’étais loin de me douter de tout cela. Je me souviens très bien de ton voyage en Martinique et de m’être dit waou elle est incroyable d’emmener ses enfants si loin comme ça, il faudrait vraiment qu’un jour j’y arrive moi aussi ! Bref je suis totue bouleversifiée et je ne trouve pas bien mes mots masi bravo pour ton parcours et d’avoir su poser de smots si justes sur tout cela par ici. Et je t’embrasse bien sûr. Flore

  • Mary Leviandier octobre 10, 2017 reply

    Très joli témoignage… ton billet est tellement sincère que j’ai eu mon petit coeur qui s’est serré en te lisant.
    Merci à toi <3

    • lauretteflechette octobre 13, 2017 reply

      Je vais rougir maintenant moi… 🙂 Merci beaucoup, ces petits mots, ces petits échanges c’est exactement ce qui me permet de donner un sens au blog… Alors merci pour les quelques minutes que tu as consacré à l’écriture de ton commentaire.

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